Côte d'Ivoire: Drame d'Arrah, point de presse de Sipofu, ses 5 employés et leur chauffeur abattus «comme des chiens» par les gendarmes
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Au point de presse ce mercredi (ph KOACI)
©Koaci.com - Mercredi 31 mai 2017- Endeuillée par les récents événements d'Arrah au sud-est du pays, la société ivoirienne de pompes funèbres (Sipofu) a animé un point de presse mercredi à ses locaux d'Abidjan, pour préciser concrètement le déroulement des faits. L'émotion était à son comble, comme constaté sur place par KOACI qui dévoilait dimanche matin l'affaire.
"Il leur a intimé l'ordre de descendre... il leur a intimé l'ordre de se coucher... et il a commencé à les descendre comme des chiens " ce sont des propos qui ont jeté un froid dans la salle de réception de la Sipofu Rechercher Sipofu ce mercredi.
À l'occasion d'un point de presse, en effet, l'entreprise funéraire qui a perdu six collaborateurs dans une bavure Rechercher bavure samedi à Arrah, a tenu à reconstituer le drame et rassurer les familles des victimes sur les efforts actuellement entrepris pour réclamer justice.
Ainsi à en croire les explications de son directeur d'exploitation Dominique Teme, vendredi l'entreprise avait délégué 06 collaborateurs, des porteurs, en mission à Andé dans la sous-prefecture de Bongouanou, pour l'enterrement d'une vieille.
" Arrivés à Andé le vendredi 26 mai, ils ont fait leur travail... l'enterrement étant prévu le samedi 27, ils ont donc dormi dans le village, avec leur véhicule de transport une Toyota Picnic. Le jour de l'enterrement, ils ont pris le corps de l'église du village, jusqu'au cimetière à bord d'un corbillard, une Mercedes blanche que nous avons aussi livré. À partir de là, leur mission venait de prendre fin: c'était de faire la manutention depuis Abidjan jusqu'au cimetière" a déroulé ce dernier, conformément au récit du seul rescapé, et absent ce jour.
" ...Voilà comment ils ont pris la route d'Abidjan. Après le carrefour de Kotobi et, parvenus au niveau d'Arrah, il y a un véhicule, une Mercedes bleu-nuit, qui était derrière eux. Il leur a intimé l'ordre de s'arrêter. À l'intérieur un occupant qui était armé leur a demandé de garer. Il leur a intimé aussi l'ordre de descendre, ce qu'ils ont fait. Il leur a intimé l'ordre de se coucher, ils se sont couchés. Et c'est là que l'impair va commencer. Il a commencé à les descendre comme des chiens... c'est comme ça qu'ils ont tué nos collaborateurs" a indiqué fondant presqu'en larme Dominique Teme.
" Il y a un qui est d'ailleurs décédé, et qui a demandé qu'est-ce que nous avons fait, et puis vous nous tuez ? Alors le rescapé ayant entendu ça, il a pris son courage à deux mains et il a commencé à prendre la fuite. En entendant les armes crépiter en sa direction, il s'est fondu dans la foule et est rentré en brousse" a également expliqué le directeur d'exploitation, au sujet de l'existence d'un rescapé.
Le comble pendant les faits à 13heures, les deux hommes en arme identifiés à la gendarmerie, étaient en civil. Ils ont été interpellés par le conducteur du corbillard, la Mercedes blanche, et un décorateur de l'entreprise tout juste arrivés sur les lieux. Ils avaient reconnu leurs collègues. Mais ces derniers n'ont pas daigné considérer leur remarque, au risque même de les menacer eux aussi, selon les explications fournies.
La suite, l'affaire entraînera rapidement ses conséquences. Dimanche la Sipofu Rechercher Sipofu identifie ses employés à la morgue de Arrah Rechercher Arrah et, les autorités compétentes sont saisies. Également, se rendant compte de la bavure, les heures qui suivent, des décisions sont arrêtées par la haute hiérarchie. Le chef de brigade auparavant applaudi par la foule, ainsi que certains éléments, quatre selon nos informations, sont immédiatement mis aux arrêts.
Ayant miraculeusement eu la vie sauve, Gue Joël, le seul rescapé dans cette mésaventure, a été rapidement pris en charge par la cellule psychologique de la gendarmerie avant de rejoindre sa famille, nous apprend t-on par ailleurs.
Au niveau du ministère de la défense, tous les efforts sont désormais mobilisés pour situer les responsabilités et punir les coupables. " Le commissaire du gouvernement assure qu'il fera toute la lumière sur cette affaire " confie Dominique Teme.
Les victimes: N'To Kouamé, Ke Patrice, Glaou Alain, Taplehi Marc, et Bio Guillaume Delon tous employés de la Sipofu. Ils étaient en compagnie d'un chauffeur lors de la mission. Ce qui porte le nombre de victime à six. Malheureusement son nom n'a pas été cité.
Alors que l'Etat est pour l'heure resté muet sur cette dramatique affaire, de cette ampleur, la bavure Rechercher bavure à Arrah Rechercher Arrah est la deuxième du genre. En 2015, la police criminelle avait abattu des jeunes filles en face du camp de gendarmerie Agban, avant de reconnaître qu'elles étaient en réalité innocentes.
Adriel, Abidjan
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Conférence de presse du 31 Mai 2017 ( en VIDEO)
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